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vendredi 14 décembre 2012

Des souris dans un labyrinthe




Des souris dans un labyrinthe, de Elizabeth Pélegrin-Genel. 240 pages vite lues, fades et peu inspirées. Mais d'autres avis sur Babelio.
Ce livre propose d'apprendre à lire l'espace en analysant ses agencements car l'espace dit toujours quelque chose  Il délivre un message que l'on peut saisir en décryptant les logiques économiques, symboliques....
Le livre commence plutôt bien mais ensuite il tourne au catalogue descriptif des lieux de la modernité, un vrai passage en revue avec des analyses trop courtes qui se diluent dans la banalité du propos. On commence par la Poste, et c'est vrai que nos bureaux ont changé peu à peu de physionomie l'un après l'autre : la Poste obéit de plus en plus à une logique purement marchande: nous distraire et nous faire acheter sans y penser, augmenter le chiffre d'affaire....
Elle parle de notre société qui se pense sur quatre roues, de la mode des carrefours giratoires et les décorations propres aux villes sur le terre-plein du milieu, de l'expansion péri-urbaine et des 100 000 ha de de champs et de prairies qui disparaissent  chaque année, tous les six ans l'équivalent d'un département. A quel point nous détestons les frîches, les lieux non aménagés.
De beaux passages sur le silence des bibliothèques, page 80, les lieux liés à l'autorité, tribunaux et palais de la République. Les abords de nos villes devenus uniformes, des non-lieux aux volumes similaires, espaces dupliqués d'hypermarchés: le client est une souris et il faut disposer le plus gros morceau de gruyère...Oui, c'est vrai, j'ai remarqué qu'on avait donné des noms de rue ou de place à certains espaces commerciaux, pour conserver l'illusion de la promenade.
Puis on ira à Las Vegas, loupe grossissante de la ville moderne, Disney, les parcs à thèmes, Paris plages, les Macdos, la laideur de Bénidorm...Si ses références sont intéressantes, ce catalogue lasse. Le livre est loin d'avoir tenu sa promesse.

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