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samedi 2 mars 2013

L'indien blanc de Craig Johnson


L'histoire est traditionnelle, l'intrigue rappelle forcément films ou séries TV, mais ce qui donne son cachet au polar c'est son style faussement simple, d'une sobriété exemplaire.
 Walt Longmire, le narrateur de l'histoire, shérif dans le Wyoming, se fait une joie de retrouver sa fille unique, juriste de talent dans un grand cabinet d'avocat de Philadelphie, joie tempérée par la perspective de rencontrer son fiancé, un type qu'il sent mal, et son instinct de père protecteur voit juste. Il accompagne son vieil ami Indien Henry Standing Bear dit l'Ours, dit La Nation Cheyenne, personnage hors-norme qui croit aux forces de l'esprit, second rôle qui reste à la lisière de l'action mais exerce une influence décisive sur elle. Mais juste après l'arrivée des deux hommes, Cady est agressée et tombe dans un coma qui risque d'être définitif. L'enquête peut commencer, l'unité du livre étant donné par les longues attentes au chevet de la jeune femme en parallèle de l'enquête.
Même si je ne me suis pas ennuyé une seconde, je dois reconnaître que le bouquin n'est pas révolutionnaire, il y a certains tics dans le style, du "déjà lu", cet espèce d'humour nonchalant qui contraste avec la gravité du propos (un vieux dur à cuire qui se demande si sa fille va survivre).
 On peut regretter aussi que la rencontre entre Henry Standing Bear et l'Indien blanc, ce jeune surdoué qui s'identifie au premier peuple de l'Amérique ne se fasse pas vraiment. Bref, j'attends plus d'un livre, et c'est pour ça que je ne lis pas que des polars, souvent corsetés par les règles du genre. L'auteur a très bonne réputation, peut-être que je reviendrai vers lui.

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